Sommeil, problèmes et solutions

 

Les terreurs nocturnes sont différentes des cauchemars. L’enfant qui a un certain pouvoir sur le contenu de ses cauchemars en aura très peu sur celui des terreurs nocturnes. La raison est simple : il ne souvient de rien lors d’une crise de terreurs nocturnes alors que les cauchemars sont très bien imprimés dans sa mémoire.

L’apparition des terreurs nocturnes peut se faire à tout âge mais est plus fréquente entre 3 et 7 ans. Les terreurs nocturnes ont lieu au début de la nuit, durant la période de sommeil profond alors que les cauchemars se manifestent davantage en fin de nuit lorsque la quantité de sommeil paradoxal ( sommeil de rêves ) augmente. En sommeil profond, le cerveau est très peu actif et ceci explique pourquoi l’enfant victime d’une terreur nocturne ne réagit peu aux paroles de ses parents qui tentent de le rassurer. De plus, en sommeil profond, le corps n’étant pas paralysé comme en sommeil paradoxal, l’enfant réagit physiquement aux visions angoissantes qui l’assaillent : il pleure, hurle et se débat.

 

CAUSES ÉMOTIONNELLES (sentiment d’insécurité) :

  • l’arrivée d’un nouveau bébé dans la maison
  • climat tendu entre les parents
  • conflit entre l’enfant et un des parents
  • décès d’un être cher ( personne ou animal domestique )

 

CAUSES PHYSIOLOGIQUES :

  • enfant hyperactif qui n’a pas extériorisé son surplus d’énergie
  • surconsommation d’excitants ( cola, chocolat, sucre raffiné )
  • indigestion

 

Conseils pour composer avec les terreurs nocturnes

  • rester calme et protéger l’enfant pendant l’épisode de crise
  • lui parler doucement et lentement car il est en sommeil profond
  • donner davantage d’attention à l’enfant ( ex : massage avant le sommeil )
  • être patient et observer les événements de jour qui ont précédé la crise
  • augmenter son sentiment de sécurité par un rituel du coucher

Les terreurs nocturnes tout comme le somnambulisme diminuent avec l’âge. En général, à l’adolescence, ces troubles du sommeil disparaissent complètement.

 

Monique Beauchamp, N.D., S.E.S.
Publiť le: 18/11/2009