Pollution médicamenteuse

 

Une forme de pollution dont on se préoccupe encore très peu! Nous assistons de nos jours à une véritable sensibilisation contre les différentes formes de pollution de notre environnement, tant sur le plan individuel que collectif. On recherche de petites voitures qui polluent moins. Certains optent notamment pour une voiture hybride, d’autres y pensent sérieusement. D’autres encore prennent le transport en commun plutôt que leur voiture.

On est conscient du smog. Certains abandonnent le chauffage au bois. On privilégie les formes de production d’électricité propres : hydroélectricité, énergie éolienne, énergie solaire, etc. On recycle de plus en plus. On fait du compost.

Sur le plan alimentaire, on recherche des aliments sains. Les aliments biologiques sont de plus en plus populaires. On les trouve maintenant un peu partout. Beaucoup de gens sont conscients qu’un aliment cultivé biologiquement, sans apport d’engrais chimiques et exempt de colorants et autres additifs toxiques, convient beaucoup mieux à l’organisme qu’un aliment conventionnel, plus ou moins dénaturé et chargé de substances chimiques.

Bref, les gens deviennent de plus en plus conscients de la nécessité d’éviter toutes les formes de pollution : autant celles qui polluent leur corps que celles qui polluent leur environnement. Mais il en existe une qu’on oublie trop facilement et qui est pourtant très déterminante. Il s’agit de la pollution médicamenteuse.

Très peu de gens réalisent que la consommation de médicaments constitue une source sérieuse de pollution de l’organisme. Bien plus, ces médicaments contribuent aussi à polluer les cours d’eau. Non seulement les gens se débarrassent de leurs médicaments périmés en les jetant dans les toilettes, mais l’urine qui provient des consommateurs de médicaments se retrouve également dans les cours d’eau. Comme ces derniers alimentent nos aqueducs, on retrouve des traces de médicaments dans l’eau que nous consommons.

Les gens doivent prendre conscience de la nécessité de consommer le moins de médicaments possible. Les médicaments sont, pour la plupart, des substances de synthèse qui présentent des effets secondaires fâcheux. Ces effets sont le résultat de leur toxicité. En médecine conventionnelle, on accepte la toxicité médicamenteuse en prétextant qu’elle est essentielle à l’activité du médicament. Pour avoir une action thérapeutique, le médicament doit nécessairement être plus ou moins toxique.

C’est cette notion rattachée à la nécessaire toxicité du médicament qui fait qu’on oublie trop facilement qu’il s’agit d’une importante source de pollution. C’est sans doute pourquoi aussi la toxicité des médicaments est si facilement ignorée. Beaucoup de gens se disent qu’il faut bien se soigner. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’on peut se soigner par des méthodes naturelles efficaces et exemptes de toute toxicité.

À vrai dire, rares sont les médicaments de synthèse qui sont absolument essentiels. Dans la plupart des cas, ils peuvent être remplacés par des produits naturels tout aussi efficaces, mais sans aucune toxicité. Il ne faut jamais oublier non plus que l’organisme dispose d’un mécanisme d’auto-guérison qui se met en branle dès qu’on lui en fournit l’occasion. Cette occasion se trouve dans la pratique d’un mode de vie sain. C’est que qu’enseignent les membres du Collège des naturopathes du Québec.

Guy Bohémier, N.D., Ph.D.
Publié le: 11/09/2009